Paris : Exposition « For a better world », exposition prolongée jusqu’au 25 janvier 2012 à la Galerie Géraldine Banier

Aldeas transversales
Unique Piece
Corten Steel.
19.000€
H 188 cm
L 78 cm
W 167 cm
Pour en savoir plus https://www.geraldinebanier.fr/index.html

L’exposition « For a better world » à la Galerie Géraldine Banier met en lumière le rapport de l’artiste à l’univers qui l’entoure. Sensibles à l’évolution de notre monde, aux conséquences naturelles, géopolitiques, et psychologiques qui en découlent, six artistes – Samuel di Blasi (Italie), Yosman Botero (Colombie-Espagne), Boris Jean (France), Mireille Robbe (Belgique), Fernando Suarez Reguera (Espagne) et Carlos Tardez (Espagne) – transmettent leur perception à travers la matière. Ici, l’artiste n’est plus isolé dans son atelier.

Visions utopiques, dystopiques ou bien réelles. Les œuvres de ces six artistes d’horizons et de cultures différents ont toutes un point commun, la nature.

Comme une alchimiste, Mireille Robbe, créé une relation entre les modifications subies par la nature et celles de l’homme à la quête d’une conscience alignée. Les titres des œuvres sont autant d’indices pour s’immerger dans ces œuvres délicates où de son microscope Mireille a extrait l’A.D.N. d’une philosophie de la nature.

Les travaux de Samuel di Biasi élaborent une architecture de l’harmonie entre l’homme et la nature. Ce qui est invisible, absent est transcendé par le travail de la lumière. Le vide n’est plus anxiogène, il crée un espace de contemplation, de rêverie où la matière naturelle s’érige comme un cocon ouvert.

Tout comme Haruki Murakami (1Q84), Boris Jean imagine deux lunes dans le ciel. Serait-ce deux mondes superposés ? Le réel qui prend la forme de petites architectures, faites de matériaux recyclés, et celui de sa vision aux teintes chaudes et réconfortantes. Les deux mondes semblent cohabiter. Si l’utilisation de vinyles 33 tours interpelle les nostalgiques, elle renvoie cependant, aussi, à cette période consumériste.

Emigré colombien en Espagne, le travail de Yosman Botero est considéré comme de l’art politique. L’artiste utilise avec finesse le subterfuge pour dévoiler la nature colonisée.
C’est par un jeu de miroirs que les rails des wagons fuient indéfiniment, révélant la cavité d’une exploitation minière. Ce point de fuite souligne l’incessante exploitation des plus forts et la mainmise du pouvoir sur les ressources naturelles.

Fernando Suarez Reguera sculpte et forge le fer et le bronze, créant des œuvres qui replacent l’homme dans son environnement.
C’est un homme musclé, dans le combat, qui est confronté au changement climatique, aux espèces en voie de disparation… Il y a dans le travail de Fernando un optimisme prégnant, un éveil de la conscience que l’on retrouve notamment dans ce quartier de maisons suspendues empruntées aux contrées lointaines de l’Asie.

L’absence et le vide sont des révélateurs dans la peinture de Carlos Tardez. Le Rhinocéros, isolé sur la toile, perdu dans ce jaune enfantin semble bien inconscient des risques qui pèsent sur son espèce. Que ce soit l’artiste grimé en combattant, ou l’assesseur dont la vue est bouchée par un euros, les sculptures de Carlos Tardez interpellent par leur ironie et leur dérision.

Article communiqué par la Galerie Géraldine Banier – Paris France, 22 décembre 2020