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Exposition à Paris :  » KRIKI Médiase  » du 17 octobre au 30 décembre 2020 à la SUZANNE TARASIEVE

Présentation du dossier de presse par SUZANNE TARASIEVE PARIS
Pour sa première exposition à la Galerie Suzanne Tarasieve, Kriki présente un nouvel ensemble d’huiles sur
toile et de dessins couleurs. Le titre de l’exposition « Médiase » est la contraction des mots médias et Méduse.
Ce nom évoque ici l’action anxiogène des journaux télévisés, et fait aussi référence à la déesse antique
Gorgone, au regard pétrifiant. Dans le tableau qui porte ce titre, Kriki peint « Médiase » sous la forme d’une
gigantesque méduse bleue, échouée sur la plage, et dont la tête formée de téléviseurs surmonte les tentacules
de câbles de connections ; car ce sont bien les réseaux médiatiques qui diffusent les peurs. Si les conflits du
Proche-Orient, la déforestation, ou encore les peuples représentés dans le tableau « Plastik » servent de sujet
à l’artiste, d’autres scènes plus intimes font référence à sa punkitude autant qu’à son rôle de peintre dans la
société. La peinture de Kriki résiste à notre premier regard, c’est une pensée rhizomique qui fonctionne par
concaténation ; passant du global à l’intime, du sensible au subtil. Dans ces tableaux hyper construits, à la
composition travaillée au préalable sur ordinateur, des personnages emblématiques et allégoriques peuplent
l’espace, comme la figure renversée d’un danseur de hip hop, un hipster punk à la barbe verte ; ici un homme
à facettes évoquant l’anonymat des mosaïques télévisuelles, ou bien encore, des hommes feuilles, des
hommes fibres, coiffés de masques recyclés, hérités des ethnies africaines. Ou encore « Shêdu », le taureau
androcéphale, dans le tableau « Syrian », sans oublier le FUZZ, célèbre figure inventée par l’artiste dans les
années 1980. Dans les peintures de Kriki, des objets apparaissent aussi de manière récurrente, comme les
troncs-platines, métaphores dendrochronologiques qui permettent d’écouter le silence de la nature. Des
câbles, symboles d’un monde surconnecté, serpentent ça et là parmi des livres embrochés comme des
kébabs, signe d’une fast-culture à consommer sur le pouce.
Le monde dépeint par Kriki nous apparait somme toute comme un rêve éveillé, sociologique et grinçant, d’une
densité captivante et plutôt positive.
Richard Leydier

Ci-dessus les images de notre visite, pour les autres vues de l’expositions voir https://www.suzanne-tarasieve.com/exhibition/kriki/?lang=fr

Catégories :Uncategorized

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